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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:26

tOGO UNION 

 

Si j’étais... le Dr David Ihou

Article en réaction à l’article intitulé Si j’étais... Jean-Pierre Fabre du Dr David Ihou, ancien ministre togolais de la Santé et de la Population, publié sur Icilome le 12 Septembre 2010.

Prologue : Il y a au Togo des hommes-peste, des hommes-plaie-nationale, des démons, pour parler en termes plus justes, à pendre publiquement – ou à guillotiner, c’est selon les moyens, devant les yeux de tous les Togolais et les Togolaises, ou à simplement livrer à ce peuple si humilié depuis plus de quarante ans, pour qu’il fasse d’eux ce qu’il veut, afin d’atténuer sa trop grande frustration. Oui, les Togolais et Togolaises auraient aujourd’hui aimé que Dieu, ou la Providence, leur livre certains hommes qu’ils frapperont – chaque Togolais leur donnera un coup, ou lapideront, ou brûleront ensemble jusqu’aux cendres, qu’ils piqueront avec une aiguille à tour de rôle partout sur le corps jusqu’à leur dernier soupir dans d’atroces souffrances, sur qui ils cracheront chacun, avant de les découper en petits morceaux, en plus de cinq millions de morceaux, pour que chaque Togolais s’en procure un morceau, comme un trophée, en chantant tout en sourire : Blazo zoblazo le Togo a, enfin, gagné !  

Si j’étais le Dr David Ihou – et Dieu seul sait que je suis prêt à subir toutes les atrocités de ce monde, me faire crever les deux yeux, me faire arracher les ongles et les dents, me faire mutiler à satiété... mourir dans la plus vive douleur, plutôt que d’être ce monsieur, je me serais depuis longtemps, comme une musaraigne, caché dans un coin très profond, et ne plus faire voir ma tête ni au Togo, ni ailleurs dans ce monde. Car le bon sens, du moins ce que m’a appris mon orgueil d’Ewé, stipule qu’un homme qui a échoué ne doit pas lever la tête jusqu’à sa revanche, la victoire. Et un homme qui ne peut plus gagner, caresser un semblant de victoire, comme le Docteur David Ihou et toute sa génération, doit chercher à s’évanouir, pour toujours, dans la nature, en attendant que la mort, ce charognard qui accepte digérer la plus ignoble des pourritures, ne vienne me chercher, me sauver de la honte. Car travailler avec Eyadema, servir ce régime souillé de sang, livrer un pays dans l’état où le Dr David Ihou et sa vile génération ont livré aux Togolais leur pays en 2005, à la mort de leur tueur de chef Eyadema, est le plus grand échec qui puisse arriver dans la vie d’un homme. Je me serais depuis longtemps suicidé si j’avais été l’un de ces messieurs lâches, louches, loufoques...

Si j’étais le Dr David Ihou - que Dieu veuille nous garder, moi et toute ma descendance de cette malédiction, j’aurais depuis longtemps compris que je fais partie de ces hommes que les Togolais n’aimeront plus jamais, même pour tout l’or du monde, et cesser, dans mes articles provocateurs, de jouer avec les sentiments d’un pauvre peuple si vilipendé, d’une jeunesse si perdue, d’un pays si moribond. Car c’est simplement de la méchanceté au degré le plus poussé, que de dire ces imbécillités que ce sinistre monsieur s’est permis de vomir dans sa bouillabaisse d’article, quand les Togolais, les larmes aux yeux, les mains vides, crient tous les jours devant terre et ciel au secours, sans que personne ne les écoute, quand nos sœurs, nos mères, nos grands-mères humiliées et profanées s’adonnent au jour le jour aux bassesses les plus ignobles de cette terre pour survivre, quand nos frères, nos pères, nos grands-pères, sous le poids de la désolation et du désespoir, se sont livrés à Bacchus, quand nous les jeunes Togolais, chassés par les horreurs de notre pays, sommes contraints de supporter l’exil, à des milliers de kilomètres de nos parents, de nos amis, de nos amours. Comment peut-on qualifier ce monsieur quand il parle, du haut de son ineffable cynisme, de brillante réélection de Faure Gnassingbé à l’issue de l’élection présidentielle du 04 mars 2010, au moment où les Togolais vidés de tout même de l’espoir, se livrent à des moyens désespérés de contestation de ces résultats que toute la terre sait frauduleux ? Ce monsieur foule aux pieds la dignité de tout un peuple, oui, pour quelques vils pécules, le Dr David Ihou se moque, goguenard, des cinq millions de Togolais qui ne veulent pas du Rpt, qui n’ont jamais voulu du Rpt, en affirmant dans sa vomissure d’article : « Même si j’avais des soupçons de fraudes, je ne peux légalement rien faire, puisque c’est la Cour Constitutionnelle qui a proclamé formellement les résultats, et je devais connaître par cœur l’Article 106 de notre Constitution qui stipule :
Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles.
 » Oui, voilà ce que valent certaines âmes au Togo. Des âmes tout simplement damnées, condamnées à errer sans secours dans tous les coins et recoins de cette terre avant de crever dans l’indignité comme un chien, et faire leur glorieux voyage vers les enfers. Qu’est-ce que ce monsieur appelle Cour constitutionnelle au Togo ? Cette bande méprisable de gérontes puant le mensonge et la corruption dévoués corps et âme à la dictature du Rpt ? N’est-ce pas cette soi-disant Cour constitutionnelle qui a validé toutes les élections frauduleuses de Gnassingbé Eyadema jusqu’à sa mort -la grande libération nationale ? N’est-ce pas la même Cour qui a validé la mascarade de 2005 qui a porté le maudit morveux Faure Gnassingbé à la tête du Togo quand des centaines de mères, de femmes, de sœurs continuaient de pleurer leurs fils, maris, frères assassinés, quand des vieillards terrorisés tenant à peine sur leurs hanches fuyaient vers le Ghana et le Bénin, quand des jeunes mutilés boitaient vers des camps de réfugiés, quand des jeunes filles violées par les agents de cette honte d’armée pleuraient leur dignité perdue ? Le provocateur pousse plus loin la bêtise : « Si j’étais Jean-Pierre Fabre, j’aurais peut-être porté la contestation en amont, pour revoir la composition de la Cour Constitutionnelle. » Un Togolais, à part ces maudits maffieux du Rassemblement du Peuple togolais, peut-il toucher à une institution au Togo ?

Si j’étais le Dr David Ihou – je préfère que Dieu souffle sur mes cendres avant que ce malheur sur moi ne tombe, je n’aurais pas, dans mon article aussi boiteux que la rédaction de l’élève le plus nul d’une classe de cours élémentaire, aligné des leçons de politique à Jean-Pierre Fabre alors que moi-même, dans un passé très récent, j’ai occupé un poste ministériel sans avoir réussi à donner la moindre satisfaction à mes compatriotes, ayant passé tout mon temps à servir un dictateur. Tout le monde peut aligner aujourd’hui des critiques envers les hommes politiques actuels de notre pays, tout le monde sauf ces marionnettes, ces abounékévi qui ont servi Eyadema et qui continuent, éhontés et sans dignité, de servir son fils – leur fils – dans la médiocrité. Quelles malheureuses âmes Dieu a-t-Il maudites pour avoir des pères comme ces hommes-là ! Ce monsieur s’est juste amusé dans cet article à remuer le couteau dans cette béante plaie qui nous meurtrit aujourd’hui le cœur. Ce sombre monsieur s’est juste donné le loisir de taper sur des moribonds en faisant, dans son torchon d’article, des déclarations comme : « Si j’étais Jean-Pierre Fabre, je mettrais l’accent sur la sensibilisation de la population togolaise, pour qu’en 2015, je n’obtienne pas seulement 33% des voix de mes compatriotes, mais 60% au moins ! » Il soutient donc, Bon Dieu, que les Togolais ont voté à 33% pour Jean-Pierre Fabre, pour l’Ufc, l’Ufc des Togolais ! Quelle que soit l’orientation politique de tout un chacun aujourd’hui, il y a de ces déclarations qu’il ne faut pas faire, pour ne pas pousser notre pays vers ce gouffre duquel nous nous approchons chaque jour un peu plus à cause de nos frustrations qui deviennent trop grandes, les tensions qui s’intensifient un peu plus chaque jour, l’atmosphère qui commence sérieusement par inquiéter. Les Togolais sont aujourd’hui prêts à se donner à toutes sortes de violences si des imbéciles inconscients continuent de les narguer, les diminuer. Seigneur, frappe ces messieurs avant qu’ils n’enflamment le Togo, assassine-les, ôte-leur la vie pendant leur sommeil comme Tu le fis aux aînés des Egyptiens sous Pharaon, change l’eau qu’ils boivent en poison, pour qu’ils disparaissent, à jamais, parce qu’ils nous tuent !

Si j’étais le Dr David Ihou – et Dieu seul sait que je tuerai de mes propres mains mon descendant qui ressemblerait un peu à ce monsieur, j’aurais gardé cette profonde rancune que j’ai contre Jean-Pierre Fabre au fond de moi et le narguer en face, au lieu d’exposer mon insolente haine en public, pour faire saigner des cœurs presque sans vie. Oui, tout porte à croire que le Dr David Ihou a un compte personnel à régler à Jean-Pierre Fabre. Il lui envie, peut-être, sa popularité, l’estime que lui portent les Togolais, un privilège que lui, David Ihou, n’aura plus jamais sur cette terre avant sa mort qu’il doit normalement commencer à implorer pour fuir la honte. Comment un citoyen togolais, normal, peut-il affirmer ceci de l’agression de son frère : « Si j’étais Jean-Pierre Fabre, j’aurais compris que le coup de matraque que le gendarme m’a asséné, le 1er septembre dernier, était plus un enseignement, qu’une agression. » Un ex-ministre qui encourage le matraquage des citoyens par des gendarmes ! Bon Dieu, quelle si grande offense le peuple togolais T’a-t-il faite pour mériter des idiots comme ces messieurs-là !

Si j’étais le Dr David Ihou – que Dieu pardonne à mes lèvres qui ont cité ce lugubre nom, je me serais depuis longtemps joint à ces marches des samedis, même si je ne les aime pas. J’aurais, durant l’une de ces marches, provoqué un gendarme qui m’aurait frappé, puis blessé, puis tué. Je serais donc mort en martyr, chanté par un peuple togolais qui pardonne si facilement. Et je dormirais, dans ma tombe, du sommeil du juste, pour avoir bénéficié d’une mort noble, après avoir mené une vie de bassesses et d’échecs.

Epilogue : La vie est, après tout, un choix. On peut choisir de vivre intrépide ou lâche, intelligent ou bête, noble ou vil... Le Dr David Ihou a choisi sa part, la petite vie des hommes vils. Qu’il la vive, loin, dans son petit coin. Loin du combat de tout un peuple en marche vers sa liberté.

PS : Mon éducation me demande de présenter des excuses à des gens plus âgés que moi à qui j’ai mal parlé. Que ce monsieur, que je n’aimerais jamais être, comme lui non plus n’aimerait être Jean-Pierre Fabre, même pour tout l’or de ce monde, m’excuse donc. Je ne sais pas respecter les grandes personnes qui décident délibérément d’être petits.

 

Lire l'article du Dr Ihou: http://www.icilome.com/contribution/reply.asp?i=634772&r=634772&p=634772&f=51&page=&ar=

 

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David Kpelly David Kpelly
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